Just a Hope || ft. Persephone || Terminé

Anonymous
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Profil Académie Waverly
Sam 22 Déc - 14:11
Persé-
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& Hadès
Just a Hope

Hopes and dreams, how can I hope if my angel is far away ? I just want to see her again... Just one time.

Le temps est éternel, n’est-ce pas ? Les ténèbres et la lumière sont toutes immuables. Le calme, lui, ne l’est pas. Comment converser avec ses protégés si on ne peut pas rester calme plus de quatre minutes ? Cela avait demandé à Hadès une concentration et surtout une sérénité considérable pour entrevoir l’idée même d’un plan astral. Par qui l’avait-il appris ? Même lui ne le savait pas. Comment le faisait-il ? Il ne savait pas non plus. Était-ce simplement un dialogue interne avec des réponses que lui seul imaginait ? Cette idée de solitude éternelle, il devait bien l’avouer, l’énervait profondément. Au départ, il n’était pas parvenu à se concentrer, il avait même peut-être rendu visite à des personnes qu’il ne connaissait pas. Ce qui était tout de même particulier. Se retrouver face à quelqu’un que l’on ne connaît ni d’Eve ni d’Adam et, finalement, devoir discuter avec lui parce que retourner dans l’autre « partie du monde » est trop épuisant pour le moral… Depuis combien de temps n’a-t-il pas observé la douce lueur de sa bien aimée ? Depuis combien de temps n’a-t-il pas glissé sa main contre la douce fourrure de Cerbère ? Depuis quand n’a-t-il pas… Osé écouter le chant de Orphée ? Enfermé ? Libre ? Voguant toujours dans le Styx ? Hadès soupira longuement en observant le plafond… Placé sur un lit superposé, il peut toucher de sa main le plafond s’il se redresse. Comme si cette proximité avec les cieux était essentielle pour lui… Au contraire, il aurait certainement préféré rester dans les bas fonds et régner à nouveau sur son monde…

Travailler, cela lui manquait oui. Mais beaucoup moins que l’éclat des yeux de Perséphone. Bien moins que la joie de Cerbère… Bien moins que le glas et les chants des âmes errantes qui l’agaçaient auparavant. Le souverain se sentait comme un moins que rien dans ce monde. Il fallait que les dieux puissent sortir de cette foutue prison. Il devait parvenir à les faire sortir. Oui. Il devait organiser la rébellion. Les Exordii étaient mignons. Mais prier ne suffit pas. Au fond, ne sont-ils pas eux aussi du mauvais côté ? Pourquoi empêcher Hadès de sortir ? Pour le protéger lui de tout ce traquenard ? Hadès dans ses plein pouvoirs aurait pu, sans aucun problème, envahir ce monde et exterminer l’entièreté des éléments perturbateurs… Voilà que la colère revenait. Elle ne s’était jamais vraiment envolée. Si… Seulement quand elle était là. Appliquer du baume sur un coeur est une tâche fastidieuse n’est-ce pas ? A force de côtoyer les flammes, on finit par se consumer… Avait-il entaché la pureté de Perséphone ? Il ne le savait même pas. À vrai dire… Il ne s’était jamais posé la question. Allongé maintenant dans son lit, il posa sa main sur la couverture froide sous lui… Toute cette haine, cette rage… Il devait la contenir. La concentrer… Il voulait revoir Perséphone ne serait-ce qu’une seule et unique fois ! Ne serait-ce que … pour lui dire un mot… Ou plutôt trois. Lui avait-il dit une seule fois qu’il l’aimait ? Lui avait-il avoué à quel point il avait besoin d’elle ? Sans elle, sa vie n’était que ténèbres, rage et tempêtes. Bien pire que Scylla, pire que l’Hydre, pire encore que la colère divine, que la foudre de Zeus… Hadès.

Le dieu ferma les yeux pour tenter de détendre chacun de ses muscles qui était contracté à son paroxysme. Il avait atteint un seuil de douleur tel que chaque mouvement était stoppé par la tétanie totale de son corps. L’invisible ferma les yeux et commença à atteindre une stabilité émotionnelle… C’était parfait. Némésis aurait été fière de lui… Du moins, il l’imaginait. Le silence alentours était presque oppressant en réalité. Mais, pour Hadès, cela lui permettait de se calmer davantage. Tous dormaient, sauf lui, lui qui cherchait à atteindre sa bien aimée. Tout d’abord, la stabilité. Venait ensuite le calme et une respiration profonde… Puis une impression de chute… Puis un nouvel envol vers des portes imaginaires… Sur l’une d’elle était gravé une fleur qui épousait un crâne humain… Perséphone. Comment les autres voyaient-ils le plan astral ? C’était une bonne question. Hadès ne pouvait pas y répondre. Lui, en tout cas… Des myriades de portes s’offraient à lui, il fallait uniquement qu’il en choisisse une parmi elles pour entrer en contact avec les personnes qu’il veut voir. Mais lorsqu’il n’y a rien de marqué dessus, il essaye… Tant pis si c’est quelqu’un d’autre… Le dieu entra lentement… Plus rien. Il avait déjà eu cette sensation. Il savait qu’il était entré en contact. Il imaginait la silhouette de Perséphone devant lui, silhouette qu’il ne connaissait que trop bien… Elle semblait se mouvoir devant lui… Mais encore une fois, était-ce une simple bribe d’imagination ou bien lui parlait-elle ?

Hadès déglutit légèrement, si ce n’était pas elle, que ferait-il ? Il voyait une silhouette blanche devant lui, il était pourtant certain que c’était elle ! Pourtant… Un doute subsistait. Était-ce de la peur, du désespoir ? Que devrait-il faire si ce n’était pas elle ? L’invisible baissa lentement le regard, sa silhouette à lui devait être sombre… c’était la première fois qu’il faisait un aussi bon plan astral… Parfois il n’entendait qu’une seule voix. Puis il revenait à la réalité. Il ne désirait que deux choses. La première, que cela ne soit pas un rêve ou le fruit de ses pensées… Et que ce soit bel et bien Perséphone. Peut-être qu’avec un peu plus de pratique, il parviendrait à observer plus en détail sa déesse ? Sa reine ? C’était fort probable. Très mauvais en méditation, il soupira légèrement et croisa les bras.

« J’ose espérer que c’est bien toi, ma reine. »
Persephone
PersephoneDéesse Greque des Enfers
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Sam 22 Déc - 15:32

HADES
άδης

PERSEPHONE
Περσεφόνη

The pain of being without you is too much too bear sometimes
Combien de fois,
- Combien ? -
as-tu tenté de le retrouver, dans cette dimension étrange, seul lieu qui vous est encore réservé, seul espace où les humains qui vous traquent sont forcés de vous laisser en paix ?
Combien as-tu simplement échoué à te retrouver dans ce royaume de tranquillité, l’esprit trop plein de colère, de vengeance et de frustration ?

Tu inspires, profondément.
“Ô Moires, déesse du destin, si les autres dieux ont encore un tant soit peu vos faveurs … “
Une expiration un peu tremblante échappe tes lèvres
”Accordez moi au moins de le retrouver là-bas”

Secondes, minutes ; le temps s’écoule tandis que tu formules ta prière, inlassablement. Jusqu’à enfin te laisser emporter par cette transe si particulière, nécessaire pour y mettre les pieds.
Le plan astral.
A mi-chemin entre fantasme et force d’esprit.


Les contours du monde qui t’entoure sont encore flous à tes yeux - à ton âme ? – lorsque tu entends une voix
Sa voix
Qui t’appelle.
Tu la reconnaîtrais entre mille, c’est tout ton être qui tressaille lorsqu’elle s’élève. Et ta bouche laisse échapper un murmure en réponse.

“Hadès ?”

Ton regard le trouve, enfin, sa forme incertaine et pourtant présente, causant un hoquet à mi-chemin entre la joie et le désespoir.
Douce-amère est la sensation de le retrouver tout en sachant en être séparée.

“Hadès !”

Ta voix comme un écho, plus forte cette fois, tandis que tu te sens approcher de lui, sans réellement bouger.
Qu’importe.
Tes mains viennent attraper les siennes, le soulagement t’envahissant.

“Tu es sauf ! Oh, dis-moi que tu vas bien, ils ne t’ont pas touché n’est-ce pas ? Tu es en sécurité ?”

La scène pourrait presque porter à rire. Douce Perséphone, enfermée, s’inquiétant pour le bien être d’un Hadès libre. Mais tu t’en moques bien, pas vrai ?
Et tu lèves un regard embrumé vers le sien. Faible uniquement face à lui. Les mots flottants entre vous à défaut que tu te laisses déjà aller à les prononcer.
Ce qu’il peut te manquer.
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Lun 24 Déc - 12:13
Persé-
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& Hadès
Just a Hope

Is this a dream ? Is she her ? My love... Please, tell me that you're real.

L’espoir d’une réponse avait été tant détruit tout ce temps, à force d’aller et de venir dans un plan astral qui, de toute façon, n’était pas stable. La colère de Hadès s’était transformé en rage à force d’échecs de plus en plus intenses. Pourtant, son coeur sembla se briser lorsqu’il entendit cet écho lointain semblable aux bribes d’un rêve oublié. Il crut que son coeur avait arrêté de battre, que jamais plus il ne l’aurait vu après ça. Tout ce qu’il voulait, c’était la prendre dans ses bras, la garder près de son coeur pour que plus jamais quelqu’un n’ose lui faire à nouveau du mal… Il ne voulait plus qu’elle parte… Voilà sa lumière qui s’avançait au pas de course. Pourquoi donc n’avait-il pas avancé, lui ? Trop d’honneur ? Trop de colère ? Pourquoi donc t’obstines-tu à être si froid avec cette pureté, Hadès ? Quand donc deviendra-t-il explicitement aimant ? Aux portes des enfers, à nouveau ?

Même dans un moment aussi intime que celui-ci, il ne peut s’empêcher de douter. Est-ce vraiment elle ? Sa lueur est-elle réelle… Est-ce que ce doute s’affiche sur le visage de Hadès ? Il est possible que l’invisible déglutisse un peu plus souvent que d’habitude… Ce doute et cet espoir se mêlent pour former une tension cruelle dans son esprit. Jamais il n’a senti autant de malheur…et autant d’espoir à la fois. Cette sensation de vide intérieur et de chaos est particulière et pourtant, tout peut s’arrêter en un instant… Tout peut prendre fin et cette dangerosité l’accable et le force à concentrer toutes ses ressources, toute cette haine était transformée en calme par le biais de cet amour qu’il ne pouvait pas avouer parce qu’il est trop… Vaillant pour ça.

Les mots qu’il prononça se voulaient rassurants, il était maître de la situation de son côté et comptait bien être libre à jamais. Jamais plus il ne se laissera manipuler par quiconque, à présent, sur l’échiquier, il n’est plus le fou, mais le roi.

« Je le suis en effet. La liberté m’est encore plus ou moins permise… Des humains ‘gardent’ des dieux pour empêcher cette prison de les enfermer… et je compte bien te délivrer. »

Hadès observa les mains de Perséphone qui avaient pris les siennes… Sentait-il réellement cette sensation ? Il se sentait étrangement bien… Sa colère s’apaisait. C’était bien elle… Il sentit son être tressaillir, était-il secoué de haine ou de tristesse ? Il ne voulait pas qu’ils touchent à sa seule lumière. Son seul espoir. Qu’en serait-il s’ils la lui retiraient à jamais ? Survivrait-il à une telle annonce ?

«  J’ose espérer qu’ils te traitent avec davantage d’égards que d’autres manants… Autrement je n’aurai aucune pitié envers ces… cloportes.  »

Avait-il seulement eu de la pitié pour un être dans sa vie ? Non… Bien sûr que non. C’était lui qui imposait les règles, nul autre. Marchander pour sa vie est un péril que peu de gens se risquent à tenter… Car s’ils échouent, c’est Hadès qui gagne tout. Sa déesse est si belle, si divine, même dans une brume étrange… Il doit faire preuve de sérénité, de calme. Il aurait aimé la prendre dans ses bras. Pourtant cela aurait été une forme de faiblesse et il ne pouvait se le permettre. Au lieu de cela, il glissa son index sur la joue de sa bien-aimée…

«  La liberté nous tendra les bras… Quand tous ces humains seront à genoux devant notre suprématie infernale… Peu importe ce qu’il en coûte, mais tu retrouveras ta liberté, ma reine.  »
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Mar 25 Déc - 16:59

HADES
άδης

PERSEPHONE
Περσεφόνη

The pain of being without you is too much too bear sometimes
Il est là. Vraiment.
Sans vraiment que ce soit le cas et pourtant. Tes mains dans les siennes, sa voix autour de toi, sa silhouette devant tes yeux.
Pour un instant - le temps que vous passerez ici - il est là. Avec toi.

Le dieu répond à tes inquiétudes et tu fronces un peu les sourcils en essayant de comprendre. Libre mais gardé par des humains. Concept un peu intriguant … Mais au moins ton époux n’a pas les limitations infinies de catharsis - ni son arène.
Alors tu hoches simplement la tête, souriant tendrement lorsqu’il parle de te libérer, lorsqu’il menace tes geôliers puis l’espèce humaine toute entière. Et ta tête se penche contre le doigt qui passe sur ta joue.

"Je n’en doute pas. Pas une seule seconde. Je lutterais de l’intérieur de cette prison autant qu’il le faudra et je sais que tu m’aideras à en sortir”

Un nouveau pas en sa direction et tu te retrouves contre lui, ta tête contre son torse.
Il y a longtemps que tu as arrêté de craindre de te faire repousser en te montrant affectueuse avec lui, qu’importe que ton époux ait plus de mal à le faire de lui même.

"J'espère juste que nous y arriveront rapidement. La captivité n'est pas mon mode de vie favori, bien que je n’ai pas eu tant de soucis avec les humains pour le moment.”

Capture mise de côté. Mais a-t-il vraiment besoin de savoir comment tu t’es débattu, comment tu as crié et mordu, comment tu as franchi la limite de la mort - lui envoyant quelques âmes pour les besoins de ta défense ?
Non. Pas tant qu’il s’inquiète déjà de ton état actuel.

Ta tête se relève finalement et tu hésite un quart de seconde. Plus à l’aise avec les gestes que les mots, de loin.

"Et tu me manques, Hadès. Six mois sont déjà long en sachant que je reviendrais, mais cette situation …”

Tu secoues la tête.

"Ceux qui en sont à l’origine ne connaîtrons ni pardon, ni repos. Je ne laisserais personne poser la main sur moi sans en souffrir les conséquences. Et je me charge personnellement de veiller sur Cerbère tant que nous ne sommes pas rentrés.”

Chez vous. Avec lui.
Tes bras se font étau autour de lui, profitant de cette pseudo proximité qui vous est permise dans le plan astral.
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Profil Académie Waverly
Ven 28 Déc - 16:38
Persé-
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& Hadès
Just a Hope

Après les tortures infernales, la colère la plus profonde, voilà que la lueur est arrachée aux ténèbres, son ange est lointaine…  

Musique d'ambiance:
 

Le seigneur infernal voulait qu’elle garde espoir et, pour l’instant c’était le cas. Elle rayonnait toujours cette pureté, comme au premier jour de leur rencontre. Était-il le seul à voir cela ? Certainement. Même dans les ténèbres, il aurait pu reconnaître son âme tant elle est définition de perfection selon lui. Les Exordii étaient sympathiques de le laisser en captivité, mais une fois assommés, ils ne seront plus d’une grande aide. Hadès avait bien l’intention de mener un assaut et d’être le régent d’une rébellion venue de l’extérieur. Peu importe le temps que cela prendrait, il sauverait l’ange tombée un jour dans ses bras. Il tuerait tous ceux qui s’interposeraient et ce, même si d’autres dieux endoctrinés viennent se placer au travers de sa route.

Le geste de Perséphone l’apaisa encore davantage, il n’était pas encore habitué à ce genre de démonstrations d’affection. Elle était contre lui, c’était comme s’il pouvait la ressentir physiquement et pourtant, il savait qu’elle n’était pas là. Il ferma les yeux et garda cette demoiselle contre lui… Mais les paroles de sa douce vinrent irriter à nouveau le dieu qui, en avait presque oublié que tout ceci était de LEURS FAUTES. Elle n’avait pas eu de problèmes avec les humains pour l’instant… Tant mieux. La fureur du dieu se ressentait, il étreint sa petite lumière avec une tendresse depuis longtemps lointaine… Il aurait voulu lui avouer qu’elle aussi lui manquait, et pourtant quelque chose serrait sa gorge… Pourquoi ne pouvait-il pas avouer son amour aussi facilement ? Les choses les plus difficiles à avouer sont celles qui sont les plus véritables, n’est-ce pas ? Quelque chose l’empêchait de murmurer trois mots. Simplement trois mots. De la fierté ? S’il avait pu s’en défaire seulement pour une seconde, seulement pour un instant. Il aurait aimé lui communiquer par la pensée ce qu’il ressentait et pourtant, là encore, c’était impossible… Car il était trop fier et trop renfermé… Il ferma les yeux… Mais même à travers le plan astral, il ne pouvait rien avouer.

Six mois sans voir sa lumière, le temps lui paraissait une éternité, était-ce un coup de Chronos ? Était-ce un coup de son père qui, pour le punir, ralentissait encore le temps ? Le régent baissa lentement le regard après avoir rouvert les paupières. Pour une seule réponse, il embrassa son front. Au-delà des paroles viennent les actes du coeur. Il savait qu’elle comprenait qu’il ne pouvait pas faire autrement. En avaient-ils déjà parlé auparavant ? Le seigneur croit pouvoir retrouver la douceur des cheveux de sa nymphe et pourtant, tout semble s’effacer… était-ce déjà terminé ? Hadès sentit son coeur s’étreindre à nouveau. Il avait encore tant de choses à lui dire, il luttait pour garder sa concentration. Pour lui dire encore quelques mots… Encore quelques paroles, la réconforter ? Était-il capable de ça ? Tout tournoyait, il savait qu’il allait disparaître, et cela lui arrachait le coeur. Il voulait encore voir ce rayon… ce soleil… Il aurait voulu l’aimer une fois encore… Tout recommencer pour la protéger. Il aurait voulu la garder contre lui pour l’éternité. Il aurait tant aimé l’arracher aux barreaux, la délivrer une fois encore d’un monde ennuyant. Tout ce qu’il voulait… c’était la voir heureuse. Car en voyant ainsi cette déesse, il se sentait pleinement exister. Lui qui ne méritait même pas un regard de sa part. Représentant de la puissance, face à elle il se sentait si petit, si faible. Face à tant de grandeur, il ne pouvait que s’incliner… Même s’il avait pu lui faire du mal par le passé, c’était simplement par jalousie… Par haine de son propre être. Il lui fallait choisir les paroles parfaites. Il lui fallait décider.

« Ma reine, je t’en prie, ne perds surtout pas cet espoir. Veille sur Cerbère, oui, et… Ne ternis pas. Ne laisse aucun doute t’assaillir… Surtout… Reste… Comme… Tu es… Perséphone je… »

Une brume emporta au loin sa bien-aimée, il avait voulu la rattraper, ne plus tomber. Pourtant, il tombait à nouveau de cet Olympe désiré… Il retombait dans les ombres où il ne pourrait certainement plus se relever. Côtoyer les morts, même ça, cela ne lui était plus permis… Alors finalement, à quoi servait-il dans ce monde ? Pourquoi ne lui était-il plus permis de voir sa déesse ? Avait-elle pu entendre ces deux derniers mots ? Deux derniers mots qu’il avait pour une fois réussi à formuler ? Non… Elle ne les avait pas entendu. Malheureusement… Tout redevenait noir. Il n’y avait plus de lumière. Il dû rouvrir les yeux… Il chercha désespérément à contenir sa rage. Mais cette colère, contre qui était-elle dirigée ? Contre les humains dont l’existence n’est même plus digne… ? Ou bien contre lui même et cette fierté qui détruisait chacune de ses relations ? Cette rage lui brûlait les yeux… Cette rage le consumait et pour éteindre un tel incendie, ses nerfs craquèrent… Adieu belle lumière, adieu bel ange, le démon se retrouve à nouveau seul dans l’horreur de la liberté… Finalement, n’est-ce pas mieux d’être enfermé avec ceux qu’on aime ? N’est-ce pas mieux de partager une captivité avec ceux qui nous sont nécessaires ? Il les laisse glisser le long de ses joues, ces gouttes infernales qui prouvent que quelque part il y a en lui, enveloppé de ténèbres, un coeur.
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Lun 31 Déc - 11:41

HADES
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The pain of being without you is too much too bear sometimes
Il est là, contre toi, et pour la première fois depuis que tu es arrivée à Catharsis, tu es apaisée. Une pointe d’inquiétude, lointaine, à propos de sa situation, un fond de mélancolie au fait de savoir cette étreinte limitée au plan astrale, que tu enfouis tous deux dans la tendresse de cette embrassade.
Jusqu'à ce que tu le sente comme ... disparaître entre tes bras.

Et tu relèves la tête, brusquement, presque paniquée, alors qu'il tente de te rassurer, qu'il approuve tes propos, sa voix
de plus en plus
lointaine
à chaque
mot.

"Non, non, non, non, non, pas déjà, pas déjà !"

Mais avant qu'il finisse sa phrase, la silhouette de ton époux s'évanouie. Tu sais, tu sens, ce qu'il a voulu dire et le fait que ce soit l'obligation de passer par ce moyen de communication qui te prive de l'entendre te met hors de toi.
Le fait que tu n'ai pas pu lui dire que tu l'aimes aussi te rendant mélancolique.

"HADES !"

Et le cri que tu pousses ne se limite pas au plan astrale, lui, car tu reviens à toi dans ta cellule, le corps secoué de sanglots, le visage couvert de larmes, un goût d'amertume au fond de ta gorge.
Pourquoi fallait-il que tu te fasses avoir ? Si tu étais resté aux enfers ... Si on ne t'avais pas forcé à revenir sur terre pour apporter le printemps à ces foutus humains ...

Ne pas ternir, ne pas perdre espoir ... Non. Ça jamais. Mais les maudire, tu penses en avoir le droit.
Tu n'as jamais été un ange de toute manière, il y a toujours eu une part d'enfer en toi.

Alors tu espères.
Que Déméter cesse de remplacer ton travail. Que plus jamais aucune déesse de la nature ne leur apporte l'abondance de leurs récoltes.
Qu'ils crèvent tous dans cette misère qu'ils ont provoqués d'eux-mêmes.
Et s'ils te libère en suppliant en se rendant compte de leur erreurs ... Tu te contenteras d'attendre de voir arriver leurs âmes.
Qu'ils te haïssent pour une bonne raison.



Dans le silence de la nuit, tu n'entend que ta respiration agitée.

...





Qu'on te ramène à Hadès, pitié.
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